POESIES D’EXIL

10 mai 2010

Loin

Publié par bacchelli dans Non classé

                 Loin

                            « A voix plus basse pour les morts, à voix plus basse dans le jour.

                              Tant de douceur au coeur de l’homme se peut-il qu »elle

                              faille à trouver sa mesure » Anabase VII ST John PERSE

Dans un coin du jardin où la mer devient carrossable,ils chargent les braises

du dernier foyer de la nuit dernière.

Ils avaient laissé  les rivages plus lourds près de la mare.

-Immédiateté pantelante,chiques fébriles-

Ils passèrent le cap du Grand Cimetière par vent de travers.

Récifs rouillés,remous boueux.Anse des Rêves Eunuques,Passe des Jardinières

Fardées,Défilé des Debouts Tristes,Fossedes Souvenirs,Rochers

des Encens.

Puis la haute mer et sous l’horizon l’Ile de la Nef.

                                                            1984

Laisser un commentaire

respiration2 |
respiration3 |
Lirado |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Tout commence par un mot ....
| collectionloulou
| Ma vie couché sur un papier...