POESIES D’EXIL

2 novembre 2010

SOIXANTE CINQUIEME CASE

Publié par bacchelli dans Non classé

SOIXANTE CINQUIEME CASE

                                   à Norbert Paganelli

                                   « Entre leur absence

                                    et leur commémoration

                                    un court espace nous a trahis….. »

                                      Andatura

                                   in Mimoria arghjintina

Une nuit je rentrais tard d’un rêve,lorsque mon absence

m’a consulté.

Depuis elle me consulte toutes les nuits.

Elle me suit,m’accompagne,m’attend.

Tant!que nous rêvons ensemble depuis.

–Pour te trouver j’ai visité les rêves de tous les morts de ta famille,

et de tes amis.

Parfois aussi ceux d’inconnus logés près des tiens dans le grand

hasard des cimetières.

J’ai marché longtemps dans les champs de leurs yeux clos.

Taillé dans l’abandon de leurs vignes.

Cherché sous les pierres de leurs maisons.

Pelé leurs veilles et noyé leurs gués.

Grimé leurs solitudes et poli leurs ombres.

Chaque fois je nettoyais leurs semelles et les miennes

pour ne garder que la distance de ton pas.

                                        Octobre 2010

Une Réponse à “SOIXANTE CINQUIEME CASE”

  1. paganelli dit :

    Merci mon ami pour ce clin d’oeil amical, je suis particulièrement sensible à ce beau texte qui semble prolonger ce que j’avais écrit il y a quelques mois et qui se trouve aujourd’hui « réactualisé » par ta complicité créative et la perte toute récente d’un ami. Pourquoi faut-il donc que la poésie nous ramène à ces mélodies des temps immémoriaux qui semblent faire notre quotidien ?

    Je t’embrasse

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