POESIES D’EXIL

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17 décembre 2010

COULURE

Publié par bacchelli dans Non classé

                   Coulure

Dans le froid blanc qui cristallise  les aches,

les vieux écossent la solitude.

Dans l’entablement d’un firmament aphteux

où  se niche parfois la nuit-cloporte,les enfants

préparent les clystères de l’âge.

Le gel avait fait un grand feu dans la neige

là même ou Mausole empile des cadavres

des jours.

Tous ces cippes que la géométrie difforme

de la mort profane!

Dans les tuyaux de l’hiver où rouillent les

ombres furtives ,les vents déflorent des araignées

de givre.

Tant dans l’ensellure de la mer que dans la pause

de l’horizon où la nudité se désosse,le temps

crée des îles d’heures.

La pluie avait refait un grand feu dans les cendres

de la neige là même où  Mausole embaumait

les cadavres des nuits.

Un sogde ivre urine goutte à goutte sur les

pierres brutes de Phidias.

                                           26 02 2009 

 

                                              

10 décembre 2010

 » MUE-TUDE »

Publié par bacchelli dans Non classé

                    « MUE-TUDE »

                               à Stéfanu Cesari

    « A casa mai a pisarè,a sa,lacarè l’arghja

     à u ventu,à i parichji,l’idéa,u so

     spaziu. »

                       in GENITORI

                                                                

Du miasme au souffle.Inévitable je me suis tu

blanc et sec comme un prodige.

Inccorruptible cible rampante  de la visée;cible

du rire nuptial  jusqu’à  la barque entisonnée

de la mort.

Prodige de la figue.

Nécessité de la châtaigne.

Elégance de l’olive.

Le ciel aux toits pauvres les torrents en haillons

de glace.

Des coussins de pierres aux lucarnes lasses où

quelques herbes discrètement vieilles donnent la 

messe au vent.

Deuil faste et solitude de la vague dans une débauche

sublime d’écume.

Sous les dômes de mousse les âmes des bergers

poussent des villages disparus.

Oréades compagnes !

Inévitable je me suis tu

confit et dur comme une prophétie inattendue.

Les escargots gelés préparent la soupe aux praires

fossiles.

Les yeux ébourriffés du vent contemplent derrière les planches

disjointes  les feux des veillées.

Toutes ces rues baveuses encastrées de mémoires

aux jambes cassées de trottoirs convergeant

effilochées dans les tympans du même vent.

Les vieilles et le vieux et la mort auxiliaire

devant l’âtre asthmatique.

La gueuse Io la Seguin bâtarde l’Isis en boule

le Cerbère pensif.

Inévitable je me suis tu

Tu

confiant et raide comme une fatalité rituelle.

Les cloches fendues depuis le dernier glas.

Les chants de Pâques plombés à l’encens.

Les bancs ébréchés de la dernière prière.

L’habitude fissurée des murs de l’église.

Jusque sur la table sous la miette du

pain.

Cheminant

le délire morne de la pluie.

La grâce muette du soleil.

Sous le foulard des deuils sous le linge

des baptêmes.

Sous la cendre blême des regards.

Inévitable je me suis tu

Tu.

                                     3 décembre 2010

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